ACHERONTIA ATROPOS TE SALUTANT - Chergui

ACHERONTIA ATROPOS TE SALUTANT - Chergui
(Musique: Tom Bassman / Texte, voix, montage vidéo: Diane La Blanche / Voix : Marie CokecinL)

Sur la piste de transe, le balancement lent de mes hanches. Sous mes paupières prosternées, la ville qui s’évanouit, le futile de la boîte de nuit. Plus d’acier, plus de bleu électrique, hypnotique. Plus les mains qui se tendent comme des griffes acérées, plus les regards avides ou avinés. Sur la piste de transe, par mon corps qui se tord, ondulent les serpents et flottent aux vents ardents des voiles de soie chatoyants. Des déserts de dunes et du sable entre les doigts qui s’écoule à rebours. Et puis le soleil rouge, et puis le soleil rouge.

Souffle l’ardent Chergui menant la transe
Le brûlant attisant la démence
Dans les veines se déchaîne le sirocco
Sous le voile les nerfs à fleur de peau

Sur la piste de transe, l’eau salée d’une mer oubliée. Mes cheveux détrempés, voile de soie alourdie, gouttes d'élixir épicé sur le miel de la peau. Et les serpents qui dansent jusque dans les os. Un soleil qui se tord, une terre de mirages. Sous mes pieds déchaussés le brûlant de dunes émouvantes.
Sur la piste de transe, la multitude des mains se confondent avec le vent cinglant. Des serres d’oiseaux de proie arrachant au passage des lambeaux de chair en envols flamboyants. Sur la piste, je transe. Hors de portée, hors de portée. Sur la piste lentement, sous le soleil rouge sang. Latence. Une larme qui perle, et le venin qui suinte à mes lèvres. Dans mes veines.

Souffle l’ardent Chergui menant la transe
Le brûlant attisant la démence
Dans les veines se déchaîne le sirocco
Sous le voile les nerfs à fleur de peau

Sur la piste de transe, caravanes errantes, mes bras comme des vagues envoûtantes. Et mes tournoiements extatiques sous le doux, le violent d’un soleil qui se noie. Des souffles incandescents, des éclairs de feu blanc. Tourne le monde sur la piste de transe, et tournent les étoiles indifférentes. Comme il est loin le ciel, et sans fin ce désert. Mais comme la Lune est belle quand elle se lève enfin. Elle susurre à l’oreille des secrets dans la transe.
Sur la piste de transe, emportée. Sur la piste de transe, envolée. Dans les ondes sonores, je m’efface lentement. Je suis le vent qui se souvient, le sable qui blanchit les os. Je suis le vol d’un faucon blanc et le sinueux serpent. La flèche échappée d’un arc tourmenté et le scorpion qui meurt. Je suis le désert où je me perds. Je suis mes pieds dans la poussière. Et le souvenir de l’eau.

Souffle l’ardent Chergui menant la transe
Le brûlant attisant la démence
Dans les veines se déchaîne le sirocco
Sous le voile les nerfs à fleur de peau

Sur la piste de transe, quand retomberont le vent et les ondulations vibrantes, ne restera qu’un voile et le vide dedans. Sur la piste d’envol, disparue dans l’oubli de la transe, le désert, le néant, la trouble évanescence d’une chimère inconvenante. " "

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