Mon bonbon

 

Il a des lèvres-sucreries,
bien charnues,
qui souvent s’acharnent sur les miennes.
Toutes les miennes.

De la tête qui nous sépare,
tant il est grand, mon bonbon,
il me fait , avec sa belle et longue échelle
à la peau cuivrée et à la toison d’or,
des allers simples vers les plaisirs du ciel.
Le septième dira-t-on, évidemment.

De ce ciel, ses yeux en ont pris la couleur.
Des yeux d’anges ? Oui…
c’est vrai qu’il n’a pas la bouille de l’insolence…
Et pourtant !
C’est bien en diablerie qu’il est mon meilleur complice.

Dans de grands éclats de rire,
avec mon bonbon,
on peut faire les 400 coups…
Surtout quand les coups viennent de ses reins
jusqu’en moi.

C’est un bonbon bien spécial,
sculpté à la plaquette de chocolat.
Pourtant, il ne fond pas dans la bouche,
mais moi…
moi, je fonds.

Du sucre mais pas de caries,
des couleurs toutes légères,
des bêtises qui font rire et frissonner,
c’est sain et bon pour la santé.

Alors tendons du délicieux vice vers ça !

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