La vieille femme aux souvenirs.

Comme ça a passé vite, et comme je m’en veux
A me trouver si froissée, presque à la fin
Exit la luxure, la minaude et le feu
L’hiver arrive, l’automne comme peau de chagrin
Et moi… j’ai oublié d’en profiter
Je trouvais que ça passait lentement
Alors, vivre à fond, rire fort, puis colorer
Vraiment, j’étais sûre que j’en avais le temps.
Mais il a filé, comme ça, vitesse grand V
J’ai pas vu, j’ai pas su, comment retenir
Je me retrouve là, dans le corps d’une mémé
A essayer de garder mes souvenirs
Puis sourire et avancer, tant bien que mal
A quoi bon ? Je préfèrerai reculer
Fermer les yeux, ne pas voir comme je suis pâle
Et retourner vivre à ces si belles années
Enfin te montrer comme la vie est une fête
Te donner tort de ne pas en profiter
Se dire que quoiqu’il se passe, elle est parfaite
Si on s’adore, ensemble, tout peut s’effondrer
Aller, viens, quoi ! Soyons fous, on y retourne !
On aura qu’à dire qu’il ne s’est rien passé
Qu’on est jeunes et notre rupture, on l’ajourne
C’était une connerie, faut qu’on vive à côté
T’avais raison, la vie, elle file bien trop vite
Pied d’nez à la mort, on a qu’à l’ignorer
Si je te retrouve, et si je t’y invite
Accepteras-tu de me suivre puis de jouer ?
Je pars, maintenant, avec en tête cette idée
A n’avoir pas su être ensemble dans cette vie
Dans la prochaine, nous pouvons toujours créer
Si tu te souviens de moi, rien est fini.

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