Jouer avec le feu.

Jouer avec le feu.

 

 

J'ai envie de jouer et te voici, future victime et partenaire, au centre de ma ligne de mire.

 J'ai envie de jouer alors j'allume mon regard pour accrocher le tien. Je m'allume pour mieux t'allumer, un sourire en coin.

M'approche un peu trop, t'effleure à répétition, minaude à outrance, tu comprends vite.

La partie est lancée.

J'ai envie de jouer, je m'offre quelques secondes, feins de te laisser commencer les hostilités, sacrifie ma bouche pour mieux te piéger.

Te laisse me goûter pour mieux te priver et, bientôt, tu te damneras pour que je te rende le droit d'y replonger.

Mais avant, nos lèvres se rencontrent doucement, et de moins en moins sagement. Nos bouches s'entrouvrent pour mieux se mélanger, se fouiller.

Mais j'ai envie de jouer...

Alors que mes mains se risquent à t'explorer, soudain, je recule. Me décolle... Pas bien loin... Juste assez pour que tu puisses sentir ma chaleur sans pour autant pouvoir en profiter. Juste de quoi te frustrer assez. Je plonge, moqueuse, dans tes yeux, et je sais comme mon insolence t'aiguise.

J’agace ton envie.

Je t'ai prévenu, j'ai envie de jouer, je me rapproche, caresse légèrement de mes lèvres la fine peau des tiennes et reprend mes distances. Non, tu ne me possèderas pas si facilement. Tes vêtements deviennent superflus, mes mains et ma bouche ont passé cette limite textile depuis un moment déjà. Certains tissus se sont tendus et paraissent même trop étroits.

Aïe, comme j'ai envie de jouer avec ton corps.

Il est parsemé de grain de beauté et j'adore jouer aux points à relier... Relier du bout de la langue pendant que ta peau se remplie d'autres minuscules points et que tes poils se dressent: L'orage de tes frissons, voilà le lot électrique à gagner au jeu des points des points à relier. Parfois ta peau change, j'explore le goût et la texture, compare ton sucre, ton musc, ton sel, ton doux, ton rugueux, ton sensible, ton épice..., analyse comme tu réagis à chacun.

J'ai tellement envie de jouer que parfois la légère caresse de ma langue laisse place à de petits coups de dents, je suis désolée, c'est plus fort que moi, prise à mon propre jeu, je m'emporte. Ne sais plus trop si je grogne ou ronronne. A mon jeu, je commence à perdre... perdre pied, perdre la raison, qui est le chat, qui est la souris ? Mais hors de question de te laisser si facilement gagner. Plus tu durcis, plus je faiblis mais, à mon jeu, ne te laisserai pas prendre la main.

C'est mon art, ma stratégie, mon jeu de rôle.

Coup de poker, j'abats la carte sauvage. Féline femelle ondulante. Dans un râle tu passes au mâle. Ton regard est animal. L'ambiance se tend, tiède et humide. Nos corps se confondent et nos sourires disparaissent, le jeu délicieux devient sérieux.

J'ai envie de jouer... D’après toi, lequel de nous deux craquera le premier ?

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